PANDEMIE ? PENDEZ LES !

Publié le par Nawa

Tu vois en cette période où on veut sauver ma vie à tout prix parce que je serai frappée d'un nez qui coule foudroyant , que mon gouvernement achète 100 000 000 de vaccins pour une population de 60 millions (dans le jargon on appelle ça les intérêts africains), que même ils m'ont dit que que mon tueur de nez coulant agirait vers l'automne, y a une document qu'est très intéressant à lire. C'est l'avis n°106 du CCNE (comité consultatif national d'éthique) sur les questions éthiques soulevées par une possible pandémie grippale.
C'est un beau titre mais le contenu est très intéressant. Extrait :

III.3. Droits et libertés à l’épreuve de la pandémie

La France est un Etat de droit, c'est à dire que l'action des pouvoirs publics y est régie par le principe de légalité. Mais selon les termes de Montesquieu « il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la Liberté, comme l'on cache les statues des dieux ». Deux situations peuvent justifier cette parenthèse dans l’application du droit législatif : l'état de siège et l'état d'urgence, d'une part, la théorie des circonstances exceptionnelles, d'autre part : (...)

-La théorie des circonstances exceptionnelles, mise au point par le Conseil d'Etat repose sur la constatation que, parfois, du fait des circonstances, l'Administration est dans l'impossibilité d'agir conformément aux principes ordinaires de la légalité. Dès lors, pour assurer les besoins de la défense nationale, du rétablissement de l'ordre, et de la continuité des services publics essentiels à la vie nationale ou locale, l'autorité publique peut prendre, à titre provisoire, les mesures imposées par les circonstances, sans respecter ni les procédures habituelles, ni lalégislation en vigueur. Le gouvernement peut ainsi, par décret, suspendre l'application d'une loi (CE 28 juin 1918 Heyries); il peut aussi porter atteinte aux libertés (CE 18 mai 1983 Rodes);
les administrés peuvent même se substituer aux autorités défaillantes pour édicter des mesures temporaires s'imposant aux citoyens (CE 5 mars 1948 Marion).

Voilà, yayeh, je commenterai pas, c'est assez clair, j'ai souligné en gras pour ceux atteints de sarkoze en plaques. En tout cas ça me fout bien plus la trouille qu'un possible nez qui coule dans les langueurs de l'automne, période de rentrée sociale où y a pas que les nez qu'on a envie de moucher.

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denis deblog 01/06/2009 19:49

en cette époque de miniaturisatrion à l'extrème, il est amusant que l'incendie du reichstag puisse désormais tenir dans la poche : c'est un mouchoir maculé d'un triste glaviot...et ça, PETAIN!,  je LAVAL pas...