UNE FEMME EST UN Homme

Publié le par Nawa

Elisabeth Badinter, grande philosophe de publicis sort un livre dit "polémique", un débat qui comme les autres en ce moment ne construit rien d'autres que l'illusion que l'Homme est bien plus qu'un singe pensant. Grâce à elle le statut femme/mère revient sur la place publique, lieu où tout le monde le sait, on tranche des têtes devant un public émotionnellement excité.
Comme je suis femme (jusqu'à preuve du contraire) et mère je m'autorise à porter ma contribution histoire d'amenr du grain au moulin d'un débat stérile (comble quan on parle de procréation).
Déjà je vous épargnerai mon expêrience personnelle seule façon de m'éviter de tomber dans la justification pathologique que s'inflige chaque femme quand on vient lui titiller la mamelle "ma mère". D'autant que l'important n'est pas de savoir si j'ai allaité ou non. Je dirai que ça ne regarde que mon lardon, de la relation que j'établis avec lui. Filer le sein (ou pas) (à qui que ce soit) relève de la sphère intime, en aucun cas de la sphère sociétale.. Alors mes soeurs va falloir arreter de se justifier. Se justifier est l'évidence que l'on a quelque chose à prouver. Une femme se justifiant ne fait que se vautrer un peu plus dans le féminisme castrateur qui fait ton mec te pique ta crème de nuit.
Certes je sais depuis longtemps que j'ai un avantage certains sur ce genre de sujet. Le regard que porte sur moi l'"autre" (quelqu'il soit, quoi que ce soit) ne revêt aucune putain d'importance. Je ne suis donc pas dans le besoin de prouver et/ou (les 2 c'est pareil) de justifier quoi que ce soit (à qui que ce soit - faux - plus maintenant - on va y venir). Si j'ai envie de glisser un demi dans le biberon de 16h de mon rejeton, je t'emmerde, c'est moi qui l'ai fait le marmot (c'est ma propriété), je lui bourre la gueule quand je veux et s'il tient pas l'alcool en grandissant ça viendra.
Je sens que je t'agace à formuler des bétises. Mais je suis dénuée de finesse féminine. Je grossis, j'"extrémise". Je sais que tu es une bonne mère et que l'alcool dans le bibi c'est de la maltraitance (avant 18h).

Soyons sérieuses mes soeurs, le statut de mère n'est qu'un sous-statut, tout comme celui du père d'ailleurs (pas de quoi fanfaronner les queutards). Il découle d'un statut supérieur. L'enfant. L'enfant peut ne pas avoir de mère. Le contraire n'est pas vrai. Oui tu as pris la décision (ou pas) d'enfanter, de donner la vie à un spermatozoïde moins con que les autres, qui va grandir et finir par t'apperler maman. t'es dans la merde toi femelle reproductrice. Ta vie de femme en prend obligatoirement un coup pour quelques années si tu fais pas congeler le bébé. T'as pas le choix, du moins tu l'as plus, fallait y penser avant. Maintenant il est là, dans ce monde tout pourri (où on congèle les enfants je le rappelle) (entre autre), c'est la poule qu'a fait l'oeuf mais c'est l'oeuf qui fait la mère. Bonne ou mauvaise ça te regarde (si tant est qu'il y en ai des bonnes) (si tant est qu'il y en ait des mauvaises) ton môme finira tjs par te demander des comptes, ou te les rendre. La seule chose qui devrait t'inquieter c'est le total de l'addition et toi tu t'emmerdes avec le regard de la société. Pourquoi il t'importe tant que ton statut de mère soit comme approuvée, valorisée par la société ? Pour qu'elle te plaigne ? J'ai envie de dire que t'aurais mieux fait alors de serrer les cuisses.Peut-être pour qu'elle te facilite le boulot pour que tu puisses revetir le statut de femme active de 8h à 18h ? Mais la société elle s'en tape de ta condition. La société elle fait crever des gens de faim, de froid, de solitude, de désespoir, de tous âges, des 2 sexes alors une chieuse qui chiale parce qu'être maman qui travaille c'est vachement compliqué ça la fait doucement rigoler entre 2 sans-bris cramés par le froid. Rend lui la pareille à la société. Allaite ton enfant ou pas, aime le ou pas, avec des couches jetables ou pas (j'ai dit les couches jetables, pas les bébés). Fais juste selon tes convictions (quelqu'elles soient) (encore), tes ressentis, ta sensibilité, ta froideur, tes idées, ton amour, ton desamour, tes regrets, tes espoirs, tes envies, tes dégoûts. fais juste selon toi, seule façon que ton enfant a d'être lui. Rien ne peut venir poser son oeil, personne ne devrait porter un jugement aussi philosophique soit-il sur la relation d'une mère à son enfant, sur la relation d'un père à son enfant. Aucune femme ne devrait avoir à justifier d'être mêre, ou pas et encore moins la manière.

Ceci étant dit reste le statut de la femme. J'ai déjà du mal à intégrer qu"il faille séparer les 2. Femme quand elle devient mêre n'en est pas moins femme, n'en est pas mois séparé sauf si tu prends en compte les ravages physiques d'une grossesse (pire qu'un tremblement haitien). Là est bien l'injustice, les lois de l'apesanteur te donnent c'est sur l'évidence de devoir séparer....
Alors séparons. Le statut de la femme. Et Femme, tu me fais vraiment chier à jouer les pleureuses. "Je suis moins bien payés que les hommes, je dois me taper le méange et le mec après, je dois torcher les mouflets, m'occuper de l'école, etc, tandis que gaston s'enfile l'om/psg sur le canap"
Oh la vilaine caricature que voilà ! Mais affines le trait jusqu'à t'y retrouver...Tu es moins bien payée que les hommes ? Et les sans papiers ils sont mieux payés que les hommes ? Et les stagiaires moins bien ou mieux payés que les hommes ? A travail égal salaire égal. Point. L'argument que t'es une femme pour te plaindre de ne pas l'être est crétin et souligne ta faiblesse. " Cette conne elle bosse plus pour moins cher qu'un couillu et en plus elle a un beau cul" (si t'as de la chance, c'est pas moi qui le dit, c'es "Elle"...) Non toi femme forte qui se bat pour ses droits tu peux pas laisser dire ça. Mais tu t'exclues en avançant tes seins. Faisons de cette formule une règle. A travail égal salire égal, pour l'Homme dans son ensemble. Et ne viens pas couiner sur le fait que la femme est ainsi nommée, dans une H majuscule. C'est Jésus qu'ils ont cloué, pas Marie qui entre nous soit dit  cette pute (il n'y a pas de sot métier, y en a qui se font plus sauter que d'autre - ndlr) à culpabiliser des générations entières de femmes d'aimer le cul pour le cul, sans amour ou effusions sentimentales, d'assumer les coups d'un soir et mon dieu, pourvu que ce soit pas un mauvais. Ben non, elle a préféré jouer les vierges effarouchées. Voilà le travail !
La femme s'inscrit comme l'homme dans l'humanité. Les revendications de justice, de vivre mieux doit se faire en son nom, en aucun autre.
Les femmes ont le même problème que les homosexuel(le)s. Elles s'érigent en victime donc dans le cercle fatal de la justification. Un coup à finir avec des plumes là où il faut pas sur un char à roulettes en plein paris afin de donner raison à la norme de prendre pédés et colleuse de timbres (oui je soutiens  action discrète...!)  pour des phénomènes de foire. Baiser avec qui vous voulez comme vous le voulez, donner la tété à qui vous voulez, comme vous le voulez, ça ne regarde personne d'autres que toi. La "norme" n'est qu'un amas de différences avec un consensus invisible appeler plus communémant, le respect, la tolérance, la considération. Femmes, homos et les autres, jetons nous dans le tas plutôt que de s'en extraire et de s'en justifier. Je suis différente, donc je suis normale, j'ai droit à tous ses avantages, le respect en tête.

Quant à la femme bobonne et sa triple journée j'ai peur de vexer. Je suis intimement convaincue que ça vient bcp de ce besoin féminin de tout contrôler, de tout maitriser, de prouver qu'on peut tout faire, même plus et mieux que l'autre sexe. Si t'as un mec qui passe pas la balayette et change pas les layettes, t'es pas non plus en afghjanistan, tu peux te barrer. Mais tu l'aimes ? Et lui trop con pour comprendre que t'as besoin d'aide, que vous êtes 2 ? Alors tu dois quelque part aimer servir monsieur. Mais là faut assumer, y a rien de mal, et pas venir chialer dans les sondages ipsos.
La femme aime bien se plaindre. Je sais, j'en suis une. Mais si elle se plaind c'est pour témoigner d'un manque de reconnaissance. Si les mâles étaient plus malin ils flatteraient la femelle ménagère comme une actrice de cinéma. Il lui dirait comme son ménage est important aux yeux du monde. Mais mâle trop agacé par femelles gérémiades. Mâle s'énervé, femmelle aussi, femme faire ménage pour se calme, mäle pas trop con ramène fleurs après, femelle contente.

Je sais c'est pas fin tout ça. Mais la dualité homme / femme est très lourde elle aussi. Depuis la nuit des temps que ça dure. Bien sûr que nous sommes différents. Mais au lieu de l'accepter, d'en tirer profit, nous faisons encore et toujours la même erreur pour tout, sur tout. Nous cherchons à hierarchiser. Hierarchiser les rapports entre homme et femme, entre homme et homme, femme et femme, etc...jusqu'au plus petit qu'en prendra plein la tronche à savoir la femme arabe sous sa  burqa. Nous cherchons à hierarchiser au lieu d'unir, d'allier,nous nous parlons de pire et du meilleur. Mais au final nous ne parlons que d'humains.

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Marlon 25/02/2010 15:24


Alors là !
J'en suis baba/
Ce billet m'a tenu en haleine jusqu'au bout, j'en suis sorti fatigué, mais content.
C'est bien écrit et intelligent.
Merci madame.