VOIES SANS ISSUES

Publié le par Nawa

erreur, embarras, coup de théâtre,chaos, craintes, défaut, hauts risques

 

J'ai retrouvé ces mots dans plusieurs articles traitant du même sujet. Le référendum grec. REFERENDUM. Une consultation directe d'un gouvernement à son peuple. Base démocratique.

A quel moment exactement celui-ci devient une erreur, à quel moment suscite-t-il de l'embarras, engendre le chaos ?

Une question comme un coup de théâtre, une réponse à hauts risques. Un référendum.....

Pourquoi ce vocabulaire qui place un chef de gouvernement démocratique en position de terroriste ou tout comme ?

Un référendum. Outil démocratique. Posé en une des journaux comme un possible ébranlement du monde. Un G20 chamboulé pour une réponse à une question.

Un prise de parole d'un peuple. Et les marchés s'effondrent. Un référendum. Et on ne peut plus sauver personne.

La voix du peuple. L'humanisme comme haut-parleur. Que de gros mots !

Mais regarde comme ils tremblent de la cravate. Dans l'urne on compte des voix. Ecrites. Aphones. Pour finir par compter du silence. Tellement que parfois on ne les entend pas...

Tends l'oreille. derrière l'isoloir. Plus bas...Encore....ça sort du caniveau....si...écoute bien...ce cri qui s'arrache pour finir vautré sur tes chaussures...oui c'est ça, tu l'entends...Non pas les indignés, plus loin encore.....celui de la misère, le lit de l'humanisme forcé par l'humilité.  Oui ! c'est celui là, celui qui sort des égouts avec cette force de cracher jusqu'aux étoiles.

Il faut se pencher pour arriver à l'entendre, coller son oreille au bitume ou sur le sol de champs de ruines. Elle semble te murmurer des "j'en peux plus", des "ça suffit", ce n'est pas un murmure, c'est un cri. Pas celui de l'indignation, celui de l'insupportable. Celui des places publiques, pas celui de l'isoloir. Celui qui se réclame d'un nom, pas d'une enveloppe anonyme. Celui qui n'a plus rien à perdre, qui tient à un lambeaux de fierté. Celui qui nait de l'humiliation et qui grandit dans l'insupportable. Celui qu'on ne croit que chuchoté mais sa vitesse franchit le mur du son. Celui d'un peuple vendu à Dieu ou de cet autre vendu à un banquier, même si la différence n'est qu'une question de bénitier. Je n'entends que cette voix, que ce cri, comme une hallucination, une schizophrénie consentie. Il n'a ni banderoles, ni drapeaux, juste un poing levé très haut. Nous ne sommes pas au carrefour de l'indignation, nous l'avons déjà dépassé. Nous sommes à celui de l'Humanité. C'est le dernier. La route reste à tracer, selon la direction. Ce n'est même plus une question de voix mais bien de bras. Savoir lesquels tiendront la pelle...Je sais pas vous mais moi je laisserai personne tracer ma voix...

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans RG

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