CAMPS...PING !

Publié le par Nawa

Voilà...Augustin Legrand a fait signe de la main...Vous pouvez enlever....Les tentes se rangent donc dans toutes les villes...maintenant que les autorités ont tous les noms des sans-abris, maintenant que le crachas sur des milliers d'espoir a séché, maintenant que le film est en boite, maintenant que son court métrage a un producteur. Ce fils de sa mère a juste été foutu de lacher honteusement les 4 sans abris en grève de la faim sans n'avoir jamais relié leur détresse aux médias et d'avoir gentilment donné leur nom aux flics qui sont venus les chercher...J'ai été assez conne pour y croire...pas pour croire qu'on allait reloger tout le monde ou que la misère aller reculer, pour croire qu'on pouvait encore dire non, pour croire que l'envie était au ventre et la bataille au coeur, résultat j'ai juste mal au cul. Ca n'enlève rien...mon ventre à toujours la dalle, mon coeur toujours ses armes d'utopies. Je préfère encore me faire avoir par un machin sur talonnette que par un pseudo don quichotte ! Ce dernier fait bien plus de mal en brandissant son drapeau égalitaire, j'avais juste pas vu qu'il s'en était servi pour masturber un par un ces impuissants du gouvernement. Je suis vulgaire? Détrompez-vous ! grossière à la rigueur. La vulgarité est ailleurs, elle est notament dans des luttes sous couverts d'idéaux pour juste un nom sur une affiche. La vulgarité est aussi dans tous ces enfants de don qui crotte pour n'avoir osé qu'une autre obéîssance, une autre soumission, celle des unes du moment. Elle est dans la lacheté de nos combats qui prend toute sa saveur quand le four fait ding. Mais la part la plus grosse de la vulgarité se trouve dans nos si pratique laisser-faire puisqu'il parait justement qu'on peut rien y faire, que c'est trop compliqué, qu'il vaut mieux avoir fait 48ans d'études pour faire un beau rapport sur papier qu'est même pas recyclé, qu'il vaut mieux aller voter pour que d'autres fassent. Alors laissons-faire, regardons ces belles images à la télé, apprenons à nos gamins des leçons historiques où mêmes les virgules ne sont pas à leur place. Grattons nous nos nombrils jusqu'à complète ablation. C'est pas grave, ce sont toujours les mêmes qui sont dans cette merde, toujours les mêmes qui crèveront dans la notre. Nous on fait que la sentir...parfois...quand y a plus de canard WC !

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C
nawaa, souviens toi ce que tu disais, je ne peux pas ne pas en être, je ne peux pas ne pas être où il se passe quelque chose. croire, c'est faire quelque chose, cette croyance, ces espoirs que tu as, un jour tu ne seras plus seule à les porter, j'en suis sure, je sais que tu emmèneras derrière toi tous ceux qui croient aussi et quand nous descendrons dans la rue, ça fera du bruit, toi être un sacré boucan.<br /> je t'embrasse ma douce<br />  
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