LE TOUT ET SON CONTRAIRE
La mondialisation....quel joli mot pour l'horreur qu'elle représente aujourd'hui. Quelque chose m'interpelle, que je ne comprends pas. Le monde qui ne s'est jamais autant "unifié", qui vit à l'heure des films américains, au coca, nike, aux artistes jetables n'a paradoxalement jamais été aussi communautariste. Internet et la puissante idée consommatrice fait que le monde entier s'entend sur une culture implicite, sur des répères communs. Un môme qui meurt de faim dans un bidonville n'en revêt pas moins un t-shirt nike, n'idolatre pas moins un zidane ou un ronaldo. Dans cet uniformisation de culture spectacle, y a comme un besoin de sectariser ses différences, de s'enfermer avec ses ressemblances. Le pouvoir de l'argent conduit à destructurer les sociétés traditionnelles en attirant dans les villes des populations anéanties par l'inespérance de la ruralité. Les grosses industries multinationales répandent sur la planète les mêmes standards de consommation et de culture. Les grandes villes du monde tendent de plus en plus à se ressembler mais n'ont pourtant jamais comptées autant de métissage et d'identité, grouillent dans leurs entrailles une diversité culturelle sans précédent. Où ce paradoxe peut bien nous mener ? Pourquoi acceptons nous une uniformisation culturelle si elle n'a pour effet que de revendiquer fanatiquement nos propres identités, nos propres cultures en accusant l'autre d'être différent? Comment un phénomène qui conduit à plus de pauvreté pour plus de richesse, produit à la fois plus d'homogénéïté et plus de diversité? Uniformisation contre repli identitaire ou repli identitaire pour uniformiser ? La mondialisation brasse et isole, détruit et réactive, tue et fait vivre. Ok ! je vais peut-être retourner me coucher !