LIBRES ET EGAUX ??????
A ceux qui m'envoient des mails anonymes....je suis flattée car vous faites même l'effort de créer une boite email rien que pour moi même si elle s'autodétruit beaucoup plus vite que l'indifférence que j'ai à votre égard...
Je vais encore recopier un de mes vieux billets pour un anomyme de la dernière heure qui se reconnaitra sûrement dans sa bétise !
Quand j'emmène mon fils à l'école on traverse la campagne sur une route improbable empruntée par lièvres, chevreuils, faisans, sangliers et autres gibiers désireux de se cacher des C15 et autres express des chasseurs du dimanche un samedi. Toujours à l'horizon ces montagnes qui suscitent l'évasion.
Tous les matins, Henri aussi va à l'école. Tous les matins accroché à la main de sa mère pour descendre ces 7 étages quand une marche lui arrive aux genous. Quand l'ascenseur est tombé en panne, il n'était pas né. Il traverse une place démolie sous le désespoir, une place que Pernault ne citera pas dans son JT de 13h et que le soir PPDA habillera de caricatures aussi grotesques que ses "t'es laid" spectateur. Les blocs...son horizon...comment faire pour l'évasion ?
L'école de mon fils se trouve dans un village haut perché histoire de jouer aux maitres du monde sur le banc de l'école. 89 élèves de la maternelle au CM2. Dans sa classe ils sont 8 à tuer le temps de 2 instits bercées d'une réalité sociale irréaliste où les parents donnent même au téléthon. La cour sans grillage donne encore et tjs sur ces sommets. Il va explorer les fourmis, fait du vélo l'après-midi, des siestes corse, des goûters indiens.
L'école d'Henri est enterrée au milieu de la cité. Dans sa classe ils sont 34 pour une instit sous prozac surdosé. Le bitume de la récré est le même que celui en bas de l'escalier, pas même une marelle tracée à la craie. Dans son école on ne goûte pas, surtout pas le goût de l'enfance. Y a pas la place pour courrir et les vélos c'est comme l'ascenseur, ils attendent le prochain budget. Pour les fourmis, elles vont diner ailleurs...
Par les fenêtres mon fils apprend à compter sur les sommets enneigés, Henri comptent les volets de sa tour qui sont resté fermés.
L'école de mon fils est une batisse de 1886, celle d'Henri un préfabriqué de 86.
Il parait que les hommes naissent libres et égaux...Bof..., la seule égalité qu'ont ces 2 gamins c'est leur "exception de localisation", des pretextes de mixité culturelle. Mon môme fait tache avec sa gueule d'arabe au milieu des petits blondinets campagnard. La blondeur d'Henri dénote dans sa classe de rebeu et de noir, dans sa ZEP ghetto E.N.
Imaginez si j'avais comparé la chance de mon mouflé à celle d'un gamin de rio shooté à la colle de résine, un enfant-soldat du libéria, un petio déplacé du Darfour. Oui déplacé, pas réfugié, ils sont virés de chez eux mais pas de leur pays...tout est dans la nuance, sinon l'onu interviendrait, elle laisserait pas des millions crever, c'est pas son genre ! Bref, de ttes façons je n'aurai pas pu, avec ces gamins là, y a même pas d'école.
PS : j'ai dit un vieu billet...ce n'est pas toi qui m'a inspiré ça, tu ne m'inspires rien à part peut-être un peu de pitié, le sentiment le plus bas de l'espèce humaine et tu es même encore en-dessous.