DOIS-JE QUITTER MON PAYS ?
"L'Europe n'est pas un eldorado"
"la France ne veut accueillir que des étrangers capables de s'intégrer et ne peut supporter une augmentation considérable du nombre des étrangers qui viendraient s'installer sur notre territoire et qui n'auraient pas les moyens de subsister". Brice Hortefeux, 4 juin 2007.
Monsieur le ministre,
Quand vous passez vos nuits à être retourné par l'inquiétude, que des larmes d'impuissance envahissent vos rêves, que le toit sur votre tête est plus que compromis, que votre compteur edf possède un cadena, que vous n'avez plus que le choix d'attendre d'être définitivement coupé de tout et que vous lisez ces lignes après avoir regarder la nuit s'égréner dans la tristesse, la rage vous prend au ventre Monsieur. Je suis française Monsieur, née de parents français. Celà veut-il dire pour autant que je suis intégrée avec obligatoirement les moyens de subsister à ma famille ? Non monsieur. Je ne me sens pas intégrée, je ne pense pas l'avoir été une seule fois dans ma vie. Je maitrise pourtant cette condition arbitraire du langage que vous imposez, j'ai fait des études, travaillé jusqu'au tri des poubelles et aujourd'hui j'ai créé une entreprise. Mais ça ne suffit pas monsieur à l'intégration. L'intégration ne peut se faire unilatéralement, elle a besoin d'un référent, de valeurs, d'objectivité, d'égalité, de respect. L'intégration passe par la reconnaissance sociale, et mon pays ne veut pas reconnaitre mon droit à la différence. Il m'accuse de ne pas m'endetter, il m'accuse de vivre à la mesure de mes idées, il m'accuse d'avoir la prétention de ma liberté, il m'accuse de ne pas vouloir posséder. J'ai fait des choix monsieur, je les assume et si c'était à refaire, je ne changerai rien, mais le prix a payé est démesuré. Imaginez monsieur si en plus je n'avais pas de papier, le montant de la facture. L'intégration dont vous parlez Monsieur, se vend au plus offrant, une enchère sur la dignité, une opa sur les principes fondamentaux de l'humanité. Vous annoncez des chiffres, un quota mortuaire, l'homme moins qu'un capital qui lui a le droit de circuler librement. Vous parlez des moyens de subsister. Je suis incapable de soigner mon fils qui vient d'être malade, dois-je quitter mon pays ? Il y a la CMU vous allez me dire, que dans ce pays nous avons tous droit à des soins. Non monsieur, la bonne case n'a pas été coché, j'attend maintenant depuis 8 mois la rectification sur un papier. Et même si la bonne case avait été cochée, quel dentiste voudrait soigner mes dents ou celles de mon fils ? Vous vivez dans le doré Monsieur, un doré aux paillettes de nos misères. Comme je vous le disais je suis jeune entrepreneuse, une patronne rmiste. vos amis du gouvernement disent vouloir m'aider. Avec un RMI à 110,28€ pour 3 personnes je vous promet monsieur que vous n'entreprenez plus qu'à creuser un trou pour y enterrer vos derniers restes d'espoir. Vous êtes obligés de prendre le seul rôle qu'on veut bien vous donner, un rôle de serviteur, votre serviteur monsieur. Je cherche donc du travail, je cherchais, je n'en ai plus les moyens. C'est que ça coute cher monsieur de vouloir travailler. Il faut de l'essence, des habits décents, une ligne téléphonique non restreinte, des timbres, des enveloppes. Je ne peux me le permettre quand mon fils a faim. Je vous repose la question Monsieur, dois-je quitter mon pays pour défaut de solvabilité ? Sachez monsieur que je ne suis pas à plaindre, je suis dans le bon pays pour pouvoir espérer de ne pas finir ailleurs que sous un pont des soucis. J'en ai conscience et une carte d'idendité nationale ce qui m'évite d'embarquer ma famille dans un bateau d'infortune pour aller crever juste un peu plus loin. Vous demandez à ce que les étrangers aient les moyens de subsister. Vous savez Monsieur que la majorité des étrangers de ce pays auraient aimé avoir ses moyens dans le leur. Nous leurs avons supprimés, laissés pour seul choix une traversé vers un semblant de survie. Ceux dont vous pensez qu'ils n'en sont pas digne, se sont juste fait piller leur terre , juste fait voler leur vie et viennent ici la récupérer. Alors allez-y monsieur de vos propos sales et inhumains, allez-y monsieur de vos quotas charters, mais ne mettez pas d'autres mots qu'assassinat, délation et lynchage humaniste à votre politique. Car les mots ci-dessus cités feront naitre une rage que vous serez bientôt incapable de mesurer. Vous verrez ô combien la révolte peut faire mal, vous connaitrez alors la dangerosité des gens qui n'ont plus rien à perdre. C'est mon pays mais ça ne me donne pas plus de droit qu'à un étranger d'en disposer. La terre est à l'Homme, les frontières au commerce et malgré ce que dit notre président, l'Homme n'est pas une marchandise même si elle n'est pas comme les autres. De quel droit alrs vous permettez vous de tamponner "avarier" sur des fronts baissés ? Enfin, sachez que même affamée Monsieur, j'aurai toujours assez de force pour vous botter le cul. Je ne vous salue pas Monsieur, vous me faites honte.
"la France ne veut accueillir que des étrangers capables de s'intégrer et ne peut supporter une augmentation considérable du nombre des étrangers qui viendraient s'installer sur notre territoire et qui n'auraient pas les moyens de subsister". Brice Hortefeux, 4 juin 2007.
Monsieur le ministre,
Quand vous passez vos nuits à être retourné par l'inquiétude, que des larmes d'impuissance envahissent vos rêves, que le toit sur votre tête est plus que compromis, que votre compteur edf possède un cadena, que vous n'avez plus que le choix d'attendre d'être définitivement coupé de tout et que vous lisez ces lignes après avoir regarder la nuit s'égréner dans la tristesse, la rage vous prend au ventre Monsieur. Je suis française Monsieur, née de parents français. Celà veut-il dire pour autant que je suis intégrée avec obligatoirement les moyens de subsister à ma famille ? Non monsieur. Je ne me sens pas intégrée, je ne pense pas l'avoir été une seule fois dans ma vie. Je maitrise pourtant cette condition arbitraire du langage que vous imposez, j'ai fait des études, travaillé jusqu'au tri des poubelles et aujourd'hui j'ai créé une entreprise. Mais ça ne suffit pas monsieur à l'intégration. L'intégration ne peut se faire unilatéralement, elle a besoin d'un référent, de valeurs, d'objectivité, d'égalité, de respect. L'intégration passe par la reconnaissance sociale, et mon pays ne veut pas reconnaitre mon droit à la différence. Il m'accuse de ne pas m'endetter, il m'accuse de vivre à la mesure de mes idées, il m'accuse d'avoir la prétention de ma liberté, il m'accuse de ne pas vouloir posséder. J'ai fait des choix monsieur, je les assume et si c'était à refaire, je ne changerai rien, mais le prix a payé est démesuré. Imaginez monsieur si en plus je n'avais pas de papier, le montant de la facture. L'intégration dont vous parlez Monsieur, se vend au plus offrant, une enchère sur la dignité, une opa sur les principes fondamentaux de l'humanité. Vous annoncez des chiffres, un quota mortuaire, l'homme moins qu'un capital qui lui a le droit de circuler librement. Vous parlez des moyens de subsister. Je suis incapable de soigner mon fils qui vient d'être malade, dois-je quitter mon pays ? Il y a la CMU vous allez me dire, que dans ce pays nous avons tous droit à des soins. Non monsieur, la bonne case n'a pas été coché, j'attend maintenant depuis 8 mois la rectification sur un papier. Et même si la bonne case avait été cochée, quel dentiste voudrait soigner mes dents ou celles de mon fils ? Vous vivez dans le doré Monsieur, un doré aux paillettes de nos misères. Comme je vous le disais je suis jeune entrepreneuse, une patronne rmiste. vos amis du gouvernement disent vouloir m'aider. Avec un RMI à 110,28€ pour 3 personnes je vous promet monsieur que vous n'entreprenez plus qu'à creuser un trou pour y enterrer vos derniers restes d'espoir. Vous êtes obligés de prendre le seul rôle qu'on veut bien vous donner, un rôle de serviteur, votre serviteur monsieur. Je cherche donc du travail, je cherchais, je n'en ai plus les moyens. C'est que ça coute cher monsieur de vouloir travailler. Il faut de l'essence, des habits décents, une ligne téléphonique non restreinte, des timbres, des enveloppes. Je ne peux me le permettre quand mon fils a faim. Je vous repose la question Monsieur, dois-je quitter mon pays pour défaut de solvabilité ? Sachez monsieur que je ne suis pas à plaindre, je suis dans le bon pays pour pouvoir espérer de ne pas finir ailleurs que sous un pont des soucis. J'en ai conscience et une carte d'idendité nationale ce qui m'évite d'embarquer ma famille dans un bateau d'infortune pour aller crever juste un peu plus loin. Vous demandez à ce que les étrangers aient les moyens de subsister. Vous savez Monsieur que la majorité des étrangers de ce pays auraient aimé avoir ses moyens dans le leur. Nous leurs avons supprimés, laissés pour seul choix une traversé vers un semblant de survie. Ceux dont vous pensez qu'ils n'en sont pas digne, se sont juste fait piller leur terre , juste fait voler leur vie et viennent ici la récupérer. Alors allez-y monsieur de vos propos sales et inhumains, allez-y monsieur de vos quotas charters, mais ne mettez pas d'autres mots qu'assassinat, délation et lynchage humaniste à votre politique. Car les mots ci-dessus cités feront naitre une rage que vous serez bientôt incapable de mesurer. Vous verrez ô combien la révolte peut faire mal, vous connaitrez alors la dangerosité des gens qui n'ont plus rien à perdre. C'est mon pays mais ça ne me donne pas plus de droit qu'à un étranger d'en disposer. La terre est à l'Homme, les frontières au commerce et malgré ce que dit notre président, l'Homme n'est pas une marchandise même si elle n'est pas comme les autres. De quel droit alrs vous permettez vous de tamponner "avarier" sur des fronts baissés ? Enfin, sachez que même affamée Monsieur, j'aurai toujours assez de force pour vous botter le cul. Je ne vous salue pas Monsieur, vous me faites honte.
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