ABUS DE POUVOIR
C'est bon le pouvoir, c'est vrai. De faire baisser des yeux, d'humilier, d'échanger les places, devenir bourreau d'une pitoyable victime. C'était mon banquier, pire, son directeur...le goût n'en fut que plus savoureux. Je vous fait pas le tableau du pourquoi du comment, c'est laborieux !!
Bref ! Il est là, devant moi. Je sens l'information parcourir ses neurones, glaçant son sang, annulant par moins 1 tous les petits plus qu'il a prit tant de soin à compter. Il ne peut rien, n'a aucun moyen de pression, aucune menace n'a son exécution, son pouvoir est enfin dans mes mains. Lire la suite...
Bref ! Il est là, devant moi. Je sens l'information parcourir ses neurones, glaçant son sang, annulant par moins 1 tous les petits plus qu'il a prit tant de soin à compter. Il ne peut rien, n'a aucun moyen de pression, aucune menace n'a son exécution, son pouvoir est enfin dans mes mains. Lire la suite...
Je deviens dans un instant le pire de ses cauchemards, le grain de sable dans la machine, le doute dans ses certitudes. Il y a 6 mois, j'ai rendu CB, chéquier, il ne reste qu'un compte de dépot pour retrait immédiat. C'est vrai, il faut un temps d'adaptation, rien n'est fait pour donner une conscience réelle de l'argent. Revenir au cash implique aussi des petits besoins. Sur ce point c'est facile, les miens sont minuscules. J'y ai prit goût et ça s'empire...Je lui fais toucher du doigt la fragilité de sa puissance. Moi, petite conne campagnarde, rmiste à souhait, il ne peut me contrôler. Il est temps de convier son imagination sur ma réalité des aggios, des intérêts, des services, des écritures sur un papier. De l'argent qui n'existe pas, de l'argent virtuel, de l'argent qu'on fabrique en plus pour financer des guerres qui elles aussi n'existent pas. Ces milliards d'écritures qui basculent à minuit, de débits en crédits, du plus ou moins en pourcentage, du moins le plus de la prestation, du virtuel, du faux, le jeu de la marchande pour plus de 18 ans. Cette virtualité milliardaire capable de massacrer une commune réalité. Je le mène à la possibilité de son échec. Qu'il suffit finalement d'un peu plus de barjots dans mon genre, et j'en connais des pas loin de la camisole ! Encore un peu plus, et un peu plus, une généralisation de crevards capable de troquer avec le fermier ou l'artisan sans passer par bruxelles, avec de l'argent, du vrai, aucun plastique dans mes poches, aucun papier. Aucun service, aucune prestation, un solde à 50 centimes pendant 30 jours, un crédit débité le jour même, une assurance que ma tune ne va bosser que pour moi. J'ai pas les moyens de financer une virtualité, j'ai tjs eu la nécessité de ma réalité...Que j'aime sentir la possibilité résonner dans sa tête, chaque neurone se refilant le bébé. Que j'aime suivre son regard venir se coucher à mes pieds, l'essuyer sous la crasse de mes chaussures, m'imprimant de son bafouillement d'argumentaire, sa tentative de vente soldée. Je l'avais prévenu de ne jamais jouer avec qqu'un qui n'a pas peur de perdre, surtout si il a peur de tout le reste...Dans le temps d'un passage d'ange, il s'est resaisi, s'éclaircissant la voix, chassant le matou dans la gorge. Ses yeux montèrent dans l'ascenseur jusqu'au dernier étage, le doute s'en était allé. L'assurance de l'impossibilité d'une telle généralité avait eu le temps du chemin inverse. Les crevards sont juste bon à crever. C'est pas grave, le temps d'un doute, d'une possibilité, de l'entrevue de sa faiblesse, il a tremblé. L'idée qui a fait son chemin reviendra...un jour...ou l'autre...Et l'utopie dans le possible putain c'est bon !
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