LES GUERRES SE SUIVENT ETC

Publié le par Nawa

Puisque c'est le jour du guy il parait aujourd'hui, je vais vous parler de Benoist.
Rey de son nom, soldat appelé, infirmier dans un commando de chasse dans la région de Djidjelli (Nord-Constantinois).
L'a pas fait de lettre mais un livre, les égorgeurs. Il a écrit ce chant de déshonneur dans le n°12 de vérité-liberté, en octobre 1961. Il a été reproduit dans son livre :

Je n'oublierai jamais l'écartèlement algérien, aux quatre vents de l'agonie.
Ni les enfants, dans les ruines, cherchant qui pleurer.
Ni les hommes, fusillés à l'aube, égorgés la nuit, entre les murs de la honte.
Ni les femmes violentées.
Ni le hideux sourire du subordonneur, mon camarade.
Je n'oublierai jamais les incendies dans la montagne, les agneaux éventrés, au hasard de la cruauté,
Ni la piste de haine, les cortèges de douleur.
Ni le regard faux des chefs, ordonnateurs de massacres,
Ni leur rire devant la torture, la bastonnade, la mutilation.
Dépassant l'arbitraire et l'absurde, je n'oublierai jamais
Ce que fut notre guerre,
La guerre de nos 20 ans.
Faire la guerre,
c'est être moins qu'un homme et bien plus qu'un salaud.

Et ça, on le lit quand à nos enfants Monsieur le président?

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Publié dans RG

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G
On se demande pourquoi bon nombre des anciens d'Algérie n'en parle pas beaucoup.....Comment ça j'ai mauvais esprit?
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