ARTHUR
Bonjour,
j'ai découvert ce blog, ainsi que le précédent dans mes recherches en quête de liberté, de vérité... J'ai suivi la progression depuis un moment et ai décidé d'écrire à l'auteur. Je suis moi même rédacteur d'un blog à vocation alternative, je suis lecteur de CQFD, Le plan B, etc... Je manifeste, j'écoute, je regarde, je m'imprègne, mais ça ne suffit plus. Quoi qu'il en soit, en désespoir de cause j'aimerais, enfin bref, je suis un lycéen de 17 ans en quête d'espoir, de liberté, je n'ai pas la moindre envie d'appartenir à ce monde inhumain, pas plus que de devenir un escalve du travail, votre pensée me semble pertinente, aidez-moi s'il vous plaît.
Mon blog ====> http://hugeshellwave.skyblog.com
Comment faites-vous pour continuer à vivre, quel espoir reste-t-il?
Voilà ! Ben quand tu reçois ça dans ta boite mail t'as l'air malin ! J'ai été faire un tour sur son blog, des questions qui me sont si familières qui, à des faux de réponse, c'est la réponse qui fait défaut.
Arthur. C'est comme ça qu'est signé son mail en tout cas. Arthur, comme j'en connais qui adoreraient se poser en vieux con à ma place. Te lacher sous l'illusion de la crédibilté du chiffre que l'âge t'adoucit, que ça fait moins mal aux entournures, que tu prends ton lot, qui vont jusqu'à te faire passer leur discours pour de la sagesse alors que ce n'est qu'un dégueuli d'amertume, de résignation au combat. Certes, le combat en vaut-il le coup ? On verra ça plus tard. Dans ton second mail tu me disais que tu avais frappé à la bonne porte. Pas sur ! Je ne sais pas me poser en vieux con blasé et de sagesse je n'en ai aucune. Je pourrai le faire. A 17 ans, y avait des vieux cons de mon âge actuel pour me dire comment ça allait me faire moins mal plus tard.
Désolé Arthur. Tu vas en chier, encore et encore. Ca fait mal. Pour citer la grande fadéla j'irai jusqu'à dire que c'est dégueulasse. Le monde crève à petit feu. Ce que l'on nomme humanité construit pierre par pierre le mur dans lequel elle va rentrer de plein fouet. Et pour jouer au facteur révolutionnaire primaire, leurs profits valent plus que nos vies.Une norme établie aux rêves cadrés en 16/9ème, des os déterrés pour contenter la presque insurrection populaire, rien ne bouge, à la rigueur quelques mouvements du coté régressif. L'Homme a peur de tout ce qui n'est pas lui, dans ses codes, dans sa molesse. Il a fait en sorte de ne plus avoir le temps remplaçant le concept par le pathétique coucou de l'horloge. A chaque braillement, tjs un peu plus en retard, tjs un peu plus pressé. Pressé de quoi ? De sa vie. De son tic tac qui mène sa conscience jusque dans le trou, ce trou qui l'effraie. L'Homme a un gros problème avec la mort. Il se croit, jusqu'à qu'une image trop vieillie se reflète, des os trop douloureux se prononcent, au dessus de cette ultime échéance. Il passe son temps à en faire abstraction, à ammaser, engrenger, il se met à posséder, de plus en plus, comme pour construire un rempart confortable en espérant que dans leur mort il puisse aussi emporter le mobilier. Ca devient comme une finalité en soit. Je crois sincèrement qu'il faut qu'il commence sérieusement à accepter le coté éphémère de sa nature. L'Homme doit cesser sa prétention à vivre quand son seul désir est finalement de mourir le plus tard possible, de mourir le moins mal possible. Pouvoir mettre sur son cercueil des poignées d'or, montrer jusque dans sa décomposition sa supériorité. Tu vois Arthur, quelque part nous ne continuons pas à vivre, simplement à mourir. Ce n'est que mon avis, il ne vaut pas plus qu'un autre. Ca a l'air très noir mais moi je n'y vois que des couleurs. Je m'explique. Une fois que tu as compris et accepter ta nature éphémère, que tu as conscience de ta petitesse tu vois les choses en grand. Spéculer sur l'avenir ne sert à rien. Demain n'est pas le même pour tout le monde. Aujourd'hui sera le dernier peut-être. Pour certains après une bonne vie et un testament de 300 pages destiné aux nenfants pour d'autres juste morts de faim ou de soif, sans même une pelle pour creuser le trou. Rassure toi, la décomposition est la même pour tout le monde. Les vers se foutent de bouffer de l'isf ou de la misère. Ca m'a tjs réconforté...Je parle autant de mort car je trouve finalement que c'est la meilleure définition de la vie. Nous avons la chance d'être dans un pays qui permet la pensée d'un demain, il est là l'espoir. Ce demain peut-être mieux. Tu ne veux pas devenir esclave. Ne le deviens pas, tu es le seul à pouvoir fournir le boulet. Comment ? Je ne sais pas. Trouve ton chemin, fais que tes idées, tes combats, tes convictions soient le fil rouge de tes décisions. Assume de morfler plus que nécessaire, tes repos et tes victoires de batailles n'en seront que plus beaux. Le tout est son contraire. Ta rage et ton besoin de liberté n'est que le contraire de tes désillusions. Fais juste gaffe au désespoir, c'est le dernier palier avant la résignation. Le plus mal, le plus dur pour moi à supporter c'est l'impuissance. Le monde ne se change pas, il se construit. Seul dans notre coin nous ne sommes pas capables du gros oeuvres mais nous pouvons tout de même faire de très jolis maquettes. Personne ne peut te dire comment faire pour supporter, pour être libre. Chacun y met la définition qu'il veut derrière. Ne t'oblige peut-être pas d'être heureux de vivre, juste simplement d'être heureux de ne pas mourir. Laisser ces douleurs de la vision d'un monde déchu t'assaillir pour les soigner de ta nature éphémère et magique. En un clin d'oeil le paysage peut changer. Accorder à l'ambition de ses idées, de ses rêves, la possibilité du peut-être. Ne pas se prendre au sérieux, la mort ne l'est pas du tout et la vie fait juste semblant de l'être. Avoir des espoirs et des envies toujours prêts à dévorer ces horreurs. On meurt maintenant. Il sera tjs temps de lacher, de désespérer, de se résigner au dernier boumboum dans nos poitrines. Le seul pied de nez à tout ça c'est les idées. La mort n'est pas capable de l'amener. Seules les idées restent. Cries les, hurles les, écries les, assumes les. Peut-être qu'un jour, un être éphémère, dans un clin d'oeil, la reprendra, et que de clin d'oeil en clin d'oeil, la vision se fera belle, grande, possible, évidente. L'utopie est le plus joli des maux. Il a la beauté de sa douleur, l'envie de ses désillusions, la base de son possible. Alors je te l'accordes, il n'est pas tjs de bon ton de vivre, mais il l'est tjs de ne pas mourir. Et rien que ça, ça vaut le coup.
Voilà Arthur quand je t'ai demandé si je pouvais publier ton mail tu m'as répondu que tu aimerais aussi y trouver une réponse. Je ne pense pas que tu es trouvé ta réponse mais j'espère t'avoir donné mon avis. Peut-être que d'autres en commentaires te laisseront le leur. Et même pas si c'est pas la meilleure porte qui soit, elle a l'avantage d'être toujours ouverte.
j'ai découvert ce blog, ainsi que le précédent dans mes recherches en quête de liberté, de vérité... J'ai suivi la progression depuis un moment et ai décidé d'écrire à l'auteur. Je suis moi même rédacteur d'un blog à vocation alternative, je suis lecteur de CQFD, Le plan B, etc... Je manifeste, j'écoute, je regarde, je m'imprègne, mais ça ne suffit plus. Quoi qu'il en soit, en désespoir de cause j'aimerais, enfin bref, je suis un lycéen de 17 ans en quête d'espoir, de liberté, je n'ai pas la moindre envie d'appartenir à ce monde inhumain, pas plus que de devenir un escalve du travail, votre pensée me semble pertinente, aidez-moi s'il vous plaît.
Mon blog ====> http://hugeshellwave.skyblog.com
Comment faites-vous pour continuer à vivre, quel espoir reste-t-il?
Voilà ! Ben quand tu reçois ça dans ta boite mail t'as l'air malin ! J'ai été faire un tour sur son blog, des questions qui me sont si familières qui, à des faux de réponse, c'est la réponse qui fait défaut.
Arthur. C'est comme ça qu'est signé son mail en tout cas. Arthur, comme j'en connais qui adoreraient se poser en vieux con à ma place. Te lacher sous l'illusion de la crédibilté du chiffre que l'âge t'adoucit, que ça fait moins mal aux entournures, que tu prends ton lot, qui vont jusqu'à te faire passer leur discours pour de la sagesse alors que ce n'est qu'un dégueuli d'amertume, de résignation au combat. Certes, le combat en vaut-il le coup ? On verra ça plus tard. Dans ton second mail tu me disais que tu avais frappé à la bonne porte. Pas sur ! Je ne sais pas me poser en vieux con blasé et de sagesse je n'en ai aucune. Je pourrai le faire. A 17 ans, y avait des vieux cons de mon âge actuel pour me dire comment ça allait me faire moins mal plus tard.
Désolé Arthur. Tu vas en chier, encore et encore. Ca fait mal. Pour citer la grande fadéla j'irai jusqu'à dire que c'est dégueulasse. Le monde crève à petit feu. Ce que l'on nomme humanité construit pierre par pierre le mur dans lequel elle va rentrer de plein fouet. Et pour jouer au facteur révolutionnaire primaire, leurs profits valent plus que nos vies.Une norme établie aux rêves cadrés en 16/9ème, des os déterrés pour contenter la presque insurrection populaire, rien ne bouge, à la rigueur quelques mouvements du coté régressif. L'Homme a peur de tout ce qui n'est pas lui, dans ses codes, dans sa molesse. Il a fait en sorte de ne plus avoir le temps remplaçant le concept par le pathétique coucou de l'horloge. A chaque braillement, tjs un peu plus en retard, tjs un peu plus pressé. Pressé de quoi ? De sa vie. De son tic tac qui mène sa conscience jusque dans le trou, ce trou qui l'effraie. L'Homme a un gros problème avec la mort. Il se croit, jusqu'à qu'une image trop vieillie se reflète, des os trop douloureux se prononcent, au dessus de cette ultime échéance. Il passe son temps à en faire abstraction, à ammaser, engrenger, il se met à posséder, de plus en plus, comme pour construire un rempart confortable en espérant que dans leur mort il puisse aussi emporter le mobilier. Ca devient comme une finalité en soit. Je crois sincèrement qu'il faut qu'il commence sérieusement à accepter le coté éphémère de sa nature. L'Homme doit cesser sa prétention à vivre quand son seul désir est finalement de mourir le plus tard possible, de mourir le moins mal possible. Pouvoir mettre sur son cercueil des poignées d'or, montrer jusque dans sa décomposition sa supériorité. Tu vois Arthur, quelque part nous ne continuons pas à vivre, simplement à mourir. Ce n'est que mon avis, il ne vaut pas plus qu'un autre. Ca a l'air très noir mais moi je n'y vois que des couleurs. Je m'explique. Une fois que tu as compris et accepter ta nature éphémère, que tu as conscience de ta petitesse tu vois les choses en grand. Spéculer sur l'avenir ne sert à rien. Demain n'est pas le même pour tout le monde. Aujourd'hui sera le dernier peut-être. Pour certains après une bonne vie et un testament de 300 pages destiné aux nenfants pour d'autres juste morts de faim ou de soif, sans même une pelle pour creuser le trou. Rassure toi, la décomposition est la même pour tout le monde. Les vers se foutent de bouffer de l'isf ou de la misère. Ca m'a tjs réconforté...Je parle autant de mort car je trouve finalement que c'est la meilleure définition de la vie. Nous avons la chance d'être dans un pays qui permet la pensée d'un demain, il est là l'espoir. Ce demain peut-être mieux. Tu ne veux pas devenir esclave. Ne le deviens pas, tu es le seul à pouvoir fournir le boulet. Comment ? Je ne sais pas. Trouve ton chemin, fais que tes idées, tes combats, tes convictions soient le fil rouge de tes décisions. Assume de morfler plus que nécessaire, tes repos et tes victoires de batailles n'en seront que plus beaux. Le tout est son contraire. Ta rage et ton besoin de liberté n'est que le contraire de tes désillusions. Fais juste gaffe au désespoir, c'est le dernier palier avant la résignation. Le plus mal, le plus dur pour moi à supporter c'est l'impuissance. Le monde ne se change pas, il se construit. Seul dans notre coin nous ne sommes pas capables du gros oeuvres mais nous pouvons tout de même faire de très jolis maquettes. Personne ne peut te dire comment faire pour supporter, pour être libre. Chacun y met la définition qu'il veut derrière. Ne t'oblige peut-être pas d'être heureux de vivre, juste simplement d'être heureux de ne pas mourir. Laisser ces douleurs de la vision d'un monde déchu t'assaillir pour les soigner de ta nature éphémère et magique. En un clin d'oeil le paysage peut changer. Accorder à l'ambition de ses idées, de ses rêves, la possibilité du peut-être. Ne pas se prendre au sérieux, la mort ne l'est pas du tout et la vie fait juste semblant de l'être. Avoir des espoirs et des envies toujours prêts à dévorer ces horreurs. On meurt maintenant. Il sera tjs temps de lacher, de désespérer, de se résigner au dernier boumboum dans nos poitrines. Le seul pied de nez à tout ça c'est les idées. La mort n'est pas capable de l'amener. Seules les idées restent. Cries les, hurles les, écries les, assumes les. Peut-être qu'un jour, un être éphémère, dans un clin d'oeil, la reprendra, et que de clin d'oeil en clin d'oeil, la vision se fera belle, grande, possible, évidente. L'utopie est le plus joli des maux. Il a la beauté de sa douleur, l'envie de ses désillusions, la base de son possible. Alors je te l'accordes, il n'est pas tjs de bon ton de vivre, mais il l'est tjs de ne pas mourir. Et rien que ça, ça vaut le coup.
Voilà Arthur quand je t'ai demandé si je pouvais publier ton mail tu m'as répondu que tu aimerais aussi y trouver une réponse. Je ne pense pas que tu es trouvé ta réponse mais j'espère t'avoir donné mon avis. Peut-être que d'autres en commentaires te laisseront le leur. Et même pas si c'est pas la meilleure porte qui soit, elle a l'avantage d'être toujours ouverte.
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