WOUAF

Publié le par Nawa

Il passe sous ma fenêtre le desespoir de la norme. Leurs yeux rivés au sol n'inspirent que la pitié. La peur qu'ils eprouvent de soutenir un regard les rend fragiles et inutiles. Ils se croisent comme des mots mais n'ont aucune définition. Il s'évitent comme la peste mais ont déjà la gueule trouée. Je les regarde passer ces passants, je cherche le sourire sur ces absents, j'espère l'exception de ces gens. Mais rien. La journée passe et eux trépassent. D'enfants animés combien se transforment en chiens de palier ? Le seul espoir quand ils grandissent c'est de pouvoir mettre à leur cou une laisse plus grande...  Moi je suis un batard, banni il y a longtemps de cette meute aux abois qui a posée ma niche sur le banc d'un jardin public.
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Publié dans RG

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