EVEIL
J'aime le matin. S'il n'a pas l'avantage du lit, il a celui du "tout peut arriver aujourd'hui"... Tout est calme, par la fenêtre les couleurs sont mon horoscope. Mon tour de chauffe est devenu un rituel matinal. Je visite mes blogs préférés comme un bonjour virtuel, voir si la veille a été calme, puis je pars voir le monde à la recherche d'infos juste un peu moins fausses, choses pas facile la tête dans le cul ! J'ai l'impression de lire les mêmes choses, les mêmes hontes, les mêmes humiliations, le même immobilisme. La forme n'a pas de fond, le fond n'a pas de forme. Les conséquences érigées en causes, l'inulité de la lecture commence à faire mal. La logique me dit qu'il y a des chances que rien ne bouge, des chances que l'immobile s'entasse, s'encrasse, prenne difinitivement la tasse. Comment le monde peut-il changer ? Quelle fin peut-il encore espérer ? Sa démographie en augmentation constante finira bien plus vite qu'on l'imagine à nous oter tout espace vital. A part tuer nos gamins, ce qu'on fait très bien d'ailleurs mais c'est pas encore suffisant pour que nos ptis culs puissent encore courir dans l'herbe plus du tout verte dans qques ans, que pouvons nous y faire ?. Nos déchets prendront plus de temps à se détruire que la terre n'en a mit jusque là à se construire. Les mentalités se formatent dans les écoles du nord pour continuer à veiller sur son lit de mort, tête au sud, un pôle entier dépouillé de ses excellences. La logique me raconte cette loi du plus fort, de la bourgade bourgeoise à coup de voiture airbaguisé jusqu'aux bureaux des PDG de nos avenirs. Cette facilité déconcertante qu'à l'homme à se tuer, à dominer, à s'oublier, à se vendre, à se rendre, à faire la pute pour un morceau de pain pas plus bon, juste plus joli que celui du voisin. La même logique partout. Cette étonnante faculté à cautionner le pire tant que le programme télé reste inchangé. Cette immobilisme rassuré par des réformes de re-forme. Comment encore y croire sans simplement réver ? J'ai trouvé ma petite parade. J'ai fait de la fatalité un concept lucratif et alliénant. Une notion pernissieuse infiltrée dès l'enfance pour que l'adulte reste inchangé. De la fatalité je n'accepte que la colère qu'elle m'inspire. Le monde crèvera, l'homme s'étouffera de sa résignation. Rien à foutre ! Contre toute logique j'ai cramé mon linceul.
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