LE TRAVAIL DE MON MONDE...
Vu que le monde du travail ne veut pas de moi, j'essaie tant que possible de faire entrer le travail dans mon monde. Depuis quelques temps déjà, je troque ma faculté de main d'oeuvre. Des ménages intermittents, des travaux "à la ferme" contre mon loyer et le plus lucratif, la réparation d'ordi. Je ne fixe jamais de somme. Je dis juste aux personnes qu'elles me donnent ce qu'elles pensent légitime en échange de mon travail. Depuis le début j'ai donc eu droit à 3 poulets fermiers, des légumes du potager, des fringues pour mon fils, 2 agneaux (1 déjà mangé l'autre à venir...), des tickets restos.Pour les ordis, vu les voleurs qui te formatent ton pc pour 150€, les gens me lachent facilement 50 €. Ce truc d'ordis c'est sympa. Tout le monde est équipé mais y en a pas 1 sur 3 qui sait pourquoi....L'histoire a commencé quand la dame du bus scolaire s'est retrouvée avec une barrette mémoire à 25€ et un devis à 150€ pour la réparation de son ordi. Me racontant son histoire, je lui explique que j'ai quelques petites notions et que tout ça me semblait très cher...Au final, le mec avait partitionné le disque dur de façon à que rien ne s'installe et que la gentille dadame n'hésite pas à lacher 150 billets. Dans le doute de sa compétence à baiser son prochain, il lui a refourgué une barrette mémoire inutile sous prétexte de garantie magique.
La dadame, qui me savait fauchée, fut étonnée de ma capacité à réparer son ordinateur. Vous pouvez me dire ce que vous voulez mais ça fait 32 ans que je suis fauchée et ça fait 32 ans qu'on me prend pour une terrible idiote. Ca me dérange pas. Ce qui me gène plus c'est que cette idée que le pauvre est forcément débile s'est propagée dans l'inconscient collectif comme le "chomeur" sur une banderole du PSG. Elle en a donc parlé à toutes ses connaissances, raconté comment une pauvre miséreuse au chômage depuis longtemps était capable de faire fonctionner ses neuronnes. Et cerise sur le muffin, tu files la thune que tu veux à la gueuse !
Mon téléphone commença donc à sonné et ma carrière de réparateur débutait. N'étant pas non plus très caléé je préviens de suite que je ne suis pas une professionnelle et que le machin peut rester cassé. Mais ça va, jusqu'ici c'est juste des problèmes de pilotes, de formatages, des ptis cours sur internet ou office.
C'est comme ça qu'une dame m'appelle vers 17h.
- c'est vous qui réparez les ordinateurq ?
- ça dépend des fois..
- c'est vous oui ou non ?
- quand les gens sont agréables oui effectivement ça m'arrive.
- Bien il faudrait venir vite car le mien me pose un soucis, je vous donne 80€ si vous pouvez venir maintenant et que vous le réparez.
A 80€ l'ordi je moufte pas, j'y vais. J'arrive dans une putain de baraque hors norme. je me demande comment mon numéro de téléphone est arrivé ici... Une dame aussi vieille que refaite m'accueille, une brigitte bardot lepenisé brassée avec Régine. Toujours pas de bonjour... appremment la dame devait se dire que l'indécence de son oppulence devait servir de politesse au petit peuple dans mon genre. Je ne me formalise pas.
- Pourriez-vous contourner la maison pour garer votre voiture, vous verrez la tondeuse du jardinier.
Je ne me formalise toujours pas mais je sens qui va pas falloir qu'elle insiste trop quand même...
J'entre...un paradis pour voleurs ! Que des choses inutiles et très chères.
- Je vous prierai de ne toucher à rien ! C'est assez difficile pour moi de recevoir des étrangers dans ma maison.
Elle me lâche ça dans une sorte de regard méprisant empreint de dégout à la vision de ma personne en short, claquette 1er prix, sans maquillage et une coiffure improbable.
- Bien Madame. Je vous promets de ne pas transmettre votre adresse à mes amis prisonniers ou chômeurs.
- Vous avez des amis prisonniers ?
- Ben c'est comme ça que termine les chômeurs..
( Des fois je me dis qu'ils ont raison les gens de me prendre pour une conne car souvent je fais tout pour les satisfaire...)
La peur de mon mensonge la fait descendre d'une marche sur son escabot de l'hautain.
- Et vous même vous avez du travail ?
- Oui madame puisque je suis ici.
- Non je veux dire un vrai travail ?
- Un qui permettrait de faire un crédit cofidis vous voulez dire ?
- C'est tout de même mieux d'être capable d'obtenir un crédit que de vivre de l'assistanat.
- Je vous rappelle madame qu'en ce moment c'est moi qui vous assiste. Je le répare cet ordinateur ou je m'en vais ?
Elle me mène jusqu'au bureau. Elle m'avait dit au téléphone qu'elle avait un problème de son. Je m'installe dans un fauteuil si grand qu'on pourrait y perdre sarko. La dame refaite s'installe derrière moi, prête à m'asséner un coup de coupe papier si ma main osait se poser ailleurs que sur le clavier.. ca m'a pris 30 sec pour comprendre le problème.
Je me lève, la dame refaite s'inquiète.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez déjà trouvé le problème ?
- Oui
- Ah bon ! Qu'est ce que c'est ?
- C'est que vous êtes trop conne pour avoir un ordinateur.
J'ai tracé droit vers la sortie, pris ma caisse que j'ai failli confondre avec la tondeuse du jardinier et suis retournée maison. A 80 € je t'autorise pas à me traiter comme une merde, faut négocier avant...
Ah oui ! Le problème de son ordi ? la case "muet" était cochée...elle l'est restée...
La dadame, qui me savait fauchée, fut étonnée de ma capacité à réparer son ordinateur. Vous pouvez me dire ce que vous voulez mais ça fait 32 ans que je suis fauchée et ça fait 32 ans qu'on me prend pour une terrible idiote. Ca me dérange pas. Ce qui me gène plus c'est que cette idée que le pauvre est forcément débile s'est propagée dans l'inconscient collectif comme le "chomeur" sur une banderole du PSG. Elle en a donc parlé à toutes ses connaissances, raconté comment une pauvre miséreuse au chômage depuis longtemps était capable de faire fonctionner ses neuronnes. Et cerise sur le muffin, tu files la thune que tu veux à la gueuse !
Mon téléphone commença donc à sonné et ma carrière de réparateur débutait. N'étant pas non plus très caléé je préviens de suite que je ne suis pas une professionnelle et que le machin peut rester cassé. Mais ça va, jusqu'ici c'est juste des problèmes de pilotes, de formatages, des ptis cours sur internet ou office.
C'est comme ça qu'une dame m'appelle vers 17h.
- c'est vous qui réparez les ordinateurq ?
- ça dépend des fois..
- c'est vous oui ou non ?
- quand les gens sont agréables oui effectivement ça m'arrive.
- Bien il faudrait venir vite car le mien me pose un soucis, je vous donne 80€ si vous pouvez venir maintenant et que vous le réparez.
A 80€ l'ordi je moufte pas, j'y vais. J'arrive dans une putain de baraque hors norme. je me demande comment mon numéro de téléphone est arrivé ici... Une dame aussi vieille que refaite m'accueille, une brigitte bardot lepenisé brassée avec Régine. Toujours pas de bonjour... appremment la dame devait se dire que l'indécence de son oppulence devait servir de politesse au petit peuple dans mon genre. Je ne me formalise pas.
- Pourriez-vous contourner la maison pour garer votre voiture, vous verrez la tondeuse du jardinier.
Je ne me formalise toujours pas mais je sens qui va pas falloir qu'elle insiste trop quand même...
J'entre...un paradis pour voleurs ! Que des choses inutiles et très chères.
- Je vous prierai de ne toucher à rien ! C'est assez difficile pour moi de recevoir des étrangers dans ma maison.
Elle me lâche ça dans une sorte de regard méprisant empreint de dégout à la vision de ma personne en short, claquette 1er prix, sans maquillage et une coiffure improbable.
- Bien Madame. Je vous promets de ne pas transmettre votre adresse à mes amis prisonniers ou chômeurs.
- Vous avez des amis prisonniers ?
- Ben c'est comme ça que termine les chômeurs..
( Des fois je me dis qu'ils ont raison les gens de me prendre pour une conne car souvent je fais tout pour les satisfaire...)
La peur de mon mensonge la fait descendre d'une marche sur son escabot de l'hautain.
- Et vous même vous avez du travail ?
- Oui madame puisque je suis ici.
- Non je veux dire un vrai travail ?
- Un qui permettrait de faire un crédit cofidis vous voulez dire ?
- C'est tout de même mieux d'être capable d'obtenir un crédit que de vivre de l'assistanat.
- Je vous rappelle madame qu'en ce moment c'est moi qui vous assiste. Je le répare cet ordinateur ou je m'en vais ?
Elle me mène jusqu'au bureau. Elle m'avait dit au téléphone qu'elle avait un problème de son. Je m'installe dans un fauteuil si grand qu'on pourrait y perdre sarko. La dame refaite s'installe derrière moi, prête à m'asséner un coup de coupe papier si ma main osait se poser ailleurs que sur le clavier.. ca m'a pris 30 sec pour comprendre le problème.
Je me lève, la dame refaite s'inquiète.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez déjà trouvé le problème ?
- Oui
- Ah bon ! Qu'est ce que c'est ?
- C'est que vous êtes trop conne pour avoir un ordinateur.
J'ai tracé droit vers la sortie, pris ma caisse que j'ai failli confondre avec la tondeuse du jardinier et suis retournée maison. A 80 € je t'autorise pas à me traiter comme une merde, faut négocier avant...
Ah oui ! Le problème de son ordi ? la case "muet" était cochée...elle l'est restée...
Publicité