COUPABLE !
J'ai enfin pris le temps de faire mon propre avis sur ce qu'on appelle "laffaire coupat". C'est sur il ne sortira pas avant 2009. Il est le parfait exemple du prisonnier politique, le parfait exemple des lois abusives antiterroristes. Le dossier est vide, seul compte ici la culpabilité des idées. Après mes modestes recherches, une inquiétude s'est vite dessinée...Je suis allée voir mes étagères, j'en ai vu 1, puis 2, puis 3, etc. Mes livres m'accusent, me dénoncent mais je suis prête à plaider coupable....

Je pourrais m'auto-dénoncer puisqu'il parait que c'est très tendance automne hiver à Guantanomo (dixit le baron) et faire moultes collages grace à mes étagères mais je préfère les contraires....

Vous pouvez prendre ce montage là comme un mémo pratique pour étagères du parfait citoyen. Entre ( ), la matière de ce montage est trouvée sur le net, non sur mes étagères. Je détesterai n'avoir rien à me reprocher vis à vis de cette société....Les flics ont de toutes façons un scanner adapté à tous les codes barres. Vous avez le choix. apparemment il y en a un plus dangereux que l'autre. L'affaire coupat est une alarme incendie. Il faut crier au feu pour sauver tout le monde. On se fout des idées, seul importe le droit d'en avoir. Coupat et sa campagne en prison est la preuve que ce droit est terminé. Vient alors le devoir. Celui de hurler, d'assumer la pensée différente, quelle qu'en soit l'issue. Le devoir de protéger la liberté d'expression, la liberté de penser, de s'instruire, de lire, d'aspirer à l'autrement, à la liberté. Le devoir d'avoir des droits essentiels, inaliénables. Le devoir de plaider coupable.
Thoreau nous l'a enseigné :
« Sous un gouvernement qui emprisonne quiconque injustement, la véritable place d’un homme juste est aussi en prison. La place qui convient aujourd’hui, la seule place que le Massachusetts ait prévue pour ses esprits les plus libres et les moins abattus, c’est la prison d’État. Ce dernier les met dehors et leur ferme la porte au nez. Ne se sont-ils pas mis dehors eux-mêmes, de par leurs principes ? C’est là que l’esclave fugitif et le prisonnier mexicain en liberté surveillée, et l’Indien venu pour invoquer les torts causés à sa race, les trouveront sur ce terrain isolé, mais libre et honorable où l’État relègue ceux qui ne sont pas avec lui, mais contre lui : c’est, au sein d’un État esclavagiste, le seul domicile où un homme libre puisse trouver un gîte honorable. » […] « Si un millier d’hommes devaient s’abstenir de payer leurs impôts cette année, ce ne serait pas une initiative aussi brutale et sanglante que celle qui consisterait à les régler, et à permettre ainsi à l’État de commettre des violences et de verser le sang innocent. Cela définit, en fait, une révolution pacifique, dans la mesure où pareille chose est possible. »
La Désobéissance Civile, 1849

Je pourrais m'auto-dénoncer puisqu'il parait que c'est très tendance automne hiver à Guantanomo (dixit le baron) et faire moultes collages grace à mes étagères mais je préfère les contraires....

Vous pouvez prendre ce montage là comme un mémo pratique pour étagères du parfait citoyen. Entre ( ), la matière de ce montage est trouvée sur le net, non sur mes étagères. Je détesterai n'avoir rien à me reprocher vis à vis de cette société....Les flics ont de toutes façons un scanner adapté à tous les codes barres. Vous avez le choix. apparemment il y en a un plus dangereux que l'autre. L'affaire coupat est une alarme incendie. Il faut crier au feu pour sauver tout le monde. On se fout des idées, seul importe le droit d'en avoir. Coupat et sa campagne en prison est la preuve que ce droit est terminé. Vient alors le devoir. Celui de hurler, d'assumer la pensée différente, quelle qu'en soit l'issue. Le devoir de protéger la liberté d'expression, la liberté de penser, de s'instruire, de lire, d'aspirer à l'autrement, à la liberté. Le devoir d'avoir des droits essentiels, inaliénables. Le devoir de plaider coupable.
Thoreau nous l'a enseigné :
« Sous un gouvernement qui emprisonne quiconque injustement, la véritable place d’un homme juste est aussi en prison. La place qui convient aujourd’hui, la seule place que le Massachusetts ait prévue pour ses esprits les plus libres et les moins abattus, c’est la prison d’État. Ce dernier les met dehors et leur ferme la porte au nez. Ne se sont-ils pas mis dehors eux-mêmes, de par leurs principes ? C’est là que l’esclave fugitif et le prisonnier mexicain en liberté surveillée, et l’Indien venu pour invoquer les torts causés à sa race, les trouveront sur ce terrain isolé, mais libre et honorable où l’État relègue ceux qui ne sont pas avec lui, mais contre lui : c’est, au sein d’un État esclavagiste, le seul domicile où un homme libre puisse trouver un gîte honorable. » […] « Si un millier d’hommes devaient s’abstenir de payer leurs impôts cette année, ce ne serait pas une initiative aussi brutale et sanglante que celle qui consisterait à les régler, et à permettre ainsi à l’État de commettre des violences et de verser le sang innocent. Cela définit, en fait, une révolution pacifique, dans la mesure où pareille chose est possible. »
La Désobéissance Civile, 1849
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