DANS LA TEMPETE...
Nous avons été pris dans la tempête. Dès samedi matin l'électricité était coupée, elle vient juste d'être réablie, 36h plus tard. Quand les enfants se sont levés ils tiraient des tronches pas possibles. A nous questionner sans cesse sur ce qu'on allait faire, ordi et télé étant HS et le "dehors" impraticable. Ils s'imaginaient sur Koh lanta entrain de dépérir en bouffant du lézard cru. Les 2 mômes fraichement débarqués étaient habitués à un luxe inutile remplie de choses qui l'étaient tout autant. Depuis bientôt 2 mois déjà, le choc des "civilisations" est assez violent pour eux mais ils donnent l'air de plutôt s'en satisfaire.
J'ai donc rentré moultes quantités de bois, ne sachant pas, vu le vent qui soufflait, combien de temps le bordel allait durer. J'ai chargé les 3 mouflets de le ranger, ça les a déjà bien occupé. Puis la journée s'est enchainée, cartes, mimes, "baccalauréat", blagues, jeu de con, tournois de petits chevaux non dressés (faut savoir réinventer les règles), jonglage, peinture sur corps (parait que c'est plus marrant...), pictionnary sans main (c'est pas pratique) . La soirée s'est glissée sans qu'on s'en rende compte, au milieu des éclats de rires et des excitations enfantines. Electricité ou non on s'éclaire toujours à la bougie, le noir ne nous a pas surpris. On a fait de bonnes braises, mis des patates dedans, avec ce qu'on a trouvé on a fait une bonne sauce, on l'a appelée la sauce EDF (échalotte dans du fromage). Autour du feu on leur a offert le monde, ils devaient le réinventer. z'ont trouvé ça nul au début, à 1h du mat l'a fallut pourtant les mettre au lit à coup de pieds au cul ! 5, 10 et 16 ans, je vous dis que les couleurs de leur monde j'en ai jamais vu de plus belles. Ca a commencé avec les inconvénients du tout nucléaire, ça a terminé dans l'unanimité d'un "on se laissera pas faire". Ils ont la beauté des illusions essentielles, la croyance de la magie, la force de se croire indestructible, immortel. Et l'immortalité n'a chez eux aucune notion d'éternité, juste convaincus de n'avoir jamais mal, ou du moins jamais assez pour être terrassés. Nous en avons pris plein la tronche mon homme et moi, la parole libérée de l'enfant met en péril à coup sur la soit disante assurance de "l'autorité parentale". Ca fait du bien paradoxalement. Pour ne pas faire trop d'erreurs il faut que celui qui les subit vous aide à les corriger.
je crois qu'autour de ce feu, à l'écart de tout un monde, chacun prenait conscience que peut-être entre nous y en avait un qui naissait, le notre, un qu'on appelle famille. Tout n'est pas rose, on est même dans une merde noire, juge et avocat nous refutant celà. Mais ils n'y étaient pas avec nous près du feu, dans la tempête, pour sentir ce sentiment de séreinité, de paix, de quoi qu'il arrive, nous serons toujours aimés pour rien, juste pour ce qu'on est.
Alors chaque semaine on a décrété qu'il y aurait un jour pour nous. On éteindra tout, on allumera que nous, ni parents ni enfants, juste des êtres qu'apprennent à se connaitre et vivre ensemble...dans la tempête.
J'ai donc rentré moultes quantités de bois, ne sachant pas, vu le vent qui soufflait, combien de temps le bordel allait durer. J'ai chargé les 3 mouflets de le ranger, ça les a déjà bien occupé. Puis la journée s'est enchainée, cartes, mimes, "baccalauréat", blagues, jeu de con, tournois de petits chevaux non dressés (faut savoir réinventer les règles), jonglage, peinture sur corps (parait que c'est plus marrant...), pictionnary sans main (c'est pas pratique) . La soirée s'est glissée sans qu'on s'en rende compte, au milieu des éclats de rires et des excitations enfantines. Electricité ou non on s'éclaire toujours à la bougie, le noir ne nous a pas surpris. On a fait de bonnes braises, mis des patates dedans, avec ce qu'on a trouvé on a fait une bonne sauce, on l'a appelée la sauce EDF (échalotte dans du fromage). Autour du feu on leur a offert le monde, ils devaient le réinventer. z'ont trouvé ça nul au début, à 1h du mat l'a fallut pourtant les mettre au lit à coup de pieds au cul ! 5, 10 et 16 ans, je vous dis que les couleurs de leur monde j'en ai jamais vu de plus belles. Ca a commencé avec les inconvénients du tout nucléaire, ça a terminé dans l'unanimité d'un "on se laissera pas faire". Ils ont la beauté des illusions essentielles, la croyance de la magie, la force de se croire indestructible, immortel. Et l'immortalité n'a chez eux aucune notion d'éternité, juste convaincus de n'avoir jamais mal, ou du moins jamais assez pour être terrassés. Nous en avons pris plein la tronche mon homme et moi, la parole libérée de l'enfant met en péril à coup sur la soit disante assurance de "l'autorité parentale". Ca fait du bien paradoxalement. Pour ne pas faire trop d'erreurs il faut que celui qui les subit vous aide à les corriger.
je crois qu'autour de ce feu, à l'écart de tout un monde, chacun prenait conscience que peut-être entre nous y en avait un qui naissait, le notre, un qu'on appelle famille. Tout n'est pas rose, on est même dans une merde noire, juge et avocat nous refutant celà. Mais ils n'y étaient pas avec nous près du feu, dans la tempête, pour sentir ce sentiment de séreinité, de paix, de quoi qu'il arrive, nous serons toujours aimés pour rien, juste pour ce qu'on est.
Alors chaque semaine on a décrété qu'il y aurait un jour pour nous. On éteindra tout, on allumera que nous, ni parents ni enfants, juste des êtres qu'apprennent à se connaitre et vivre ensemble...dans la tempête.
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