ANTI DOTE...
La colère m'a laissée tomber. Mon compagnon de route, mon moteur, mon guide s'en est allé m'offrant en diner à une rage démesurée. Elle s'est inscrite dans tout mon corps, electrise ma tête, condamne ma liberté, m'exlue de tout, je suis a sa merci, un os qu'elle ronge, mes os. Tout m'est insupportable, m'arrétant aux titres, redoutant l'information juste parce qu'on sait trop de choses. Je suis dans une absurde réalité, attaquée par la loi et la justice rendant coupable mes différences. C'est moi qu'on attaque, ce sont mes enfants qu'on blesse. Je suis depuis aux aboies, protégeant le nid, impuissante face à la horde devant moi. Je bave, grogne, mord. Mes nuits sont faites de vengeance, mes pensées m'effraient, couvertes de sang, rassurez-vous, ce n'est pas celui des innocents. Je suis aujourd'hui dépossédée de mes décisions, de mon hypothétique futur, la justice a décidé de le graver sous un tampon, elle le trempe dans l'encre du mensonge et de la désinformation. Elle fait de moi une carrence, les lacunes de mes non. Elle a recousu les fils de ma poupée et s'amuse depuis à me désarticuler. Je subis, n'ayant pour la 1ère fois le choix de rien, écrasée par le divin puissant, le juge suprême, les pleins pouvoirs de la raie publique. Il n'a de preuves que celle de mes insoumissions, de mes apirations à la liberté, de mes contradictions à la normalité, il m'a dit qu'un seul sufissait à finir condamné, à finir jugé, à finir emmuré, il ne cache même pas sa partialité, son poids sur la balance, les pleins pouvoirs sont sa légitimité. Je suis fatiguée, je ne sais plus où étaler mon désespoir et mon impuissance. Je ne fais que baver, grogner, pietiner, un soupçon de raison m'évitant encore de mordre. Combien de temps encore avant que je ne lui saute à la gorge ? Finir en faits divers peut-être, mais finir. Arréter ces semaines interminables de sournoise torture mentale employée si souvent pour rappeler combien tu es surveillé, noté, enfermé dans ta plaisante démocratie, utilisée fréquemment dans le démentèlement de tes insurrections. Le justice des hommes se prend pour Dieu, elle ne comprend pas que le Monsieur n'existe pas. Quand j'en appelle à son indépendance elle me réclame un tas de billet, quand je supplie sa clairvoyance elle me cogne de sa canne blanche.
Je cherche depuis un vaccin contre la rage, celle qui nait de la morsure de l'injustice, qui gangraine ton corps et ta tête, modelant le tout en poupée de chiffon. Couper mes fils. Ca ne devrait tenir qu'à nous de se désarticuler. Je trouverai le remède,juste par fierté. Au pire, la rage, je l'apprivoiserai...
(C'est assurément cette chanson mon amour que j'aurai aimé t'écrire aujourd'hui. Demain j'espère que ça sera celle des vieux amants...)
Je cherche depuis un vaccin contre la rage, celle qui nait de la morsure de l'injustice, qui gangraine ton corps et ta tête, modelant le tout en poupée de chiffon. Couper mes fils. Ca ne devrait tenir qu'à nous de se désarticuler. Je trouverai le remède,juste par fierté. Au pire, la rage, je l'apprivoiserai...
(C'est assurément cette chanson mon amour que j'aurai aimé t'écrire aujourd'hui. Demain j'espère que ça sera celle des vieux amants...)
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