J'AI PAS DE TITRE...
Il faut être inconscient pour croire encore en l'Homme ! Ca tombe bien, je le suis...parfois...de moins en moins souvent pour dire la vérité. C'est comme si l'Homme conscient d'avoir un début, construisait sa fin comme seule possibilité d'exister en temps et en heures. Darwin est-il coupable à ce point ? L'homme n'-a-t'il été affublé d'une conscience, d'une intelligence que pour améliorer sa faculté à s'entretuer, se dominer, se soumettre ? L'Homme, cet animal intelligent, est finalement le plus bête. Nous hurlons silencieusement chacun dans nos mémoires notre désespoir à être si rien, si infime, si éphémère. Se criant dans notre obscurité la plus intime notre incapacité à la liberté. Mais en mondanités, en relations humaines, le cul pincé nous nous serrons la main, oubliant sur le champ cette voix lucide et noire, lucide du noir, la-bas, dans ta mémoire. Cette lucidité qui te rend schizophrène, vrai avec toi même, fatalement fabriqué pour les autres, par les autres. Et ça prend du temps de se fabriquer au monde, il y a des règles, des lois, des manières, des bonnes et des mauvaises, des façons, des bonnes et des mauvaises. Tout ce temps fait de choix qui te détermine à l'autre. Comme si avant de trouver sa place, fallait trouver celles des autres. Et ça joue un spectacle aux représentations infinies, ça surjoue au fil du temps, en fil tendu pour ne pas perdre le fil. Et l'on s'occupe socialement, on remplit l'agenda comme gage de remplir sa vie. Cette vie si vide quand l'intimité, la vrai celle que tu ne partages qu'avec le poids de tes non-dits, surgit. Cette intimité qui te dit tout ce temps à passer sans vivre, juste répondre aux dialogues d'un scénario. Mais ça ne suffit pas; elle te murmure aussi tes laisser faire gorgés de ta seule responsabilité. Et pour dompter cette voix si clairement déterminée à te laisser sans voie, tu l'affubles d'un sentiment qui à son tour vêt ton intimité aux goûts des autres. 2 habits dans les tiroirs : l'utopie ou la résignation. Voilà finalement notre seule décision libre, indépendante, intime : le choix du vêtement, celui qui nous tiendra chaud face à nous-même, dans ce qu'il faudrait pourtant accepter de solitude.